
L’Union européenne veut mieux encadrer l’utilisation des réseaux sociaux par les mineurs. De nouvelles règles sont à l’étude, parmi lesquelles un âge minimum d’accès plus strict, des restrictions par tranche d’âge et, dans certains cas, une interdiction pure et simple pour les plus petits.
Ces discussions font écho aux recommandations d’un groupe d’experts, favorable à un traitement différencié des jeunes utilisateurs. Pour eux, les enfants de moins de trois ans ne devraient tout simplement pas être exposés aux écrans.
Jusqu’à 13 ans, l’accès à Internet resterait possible, mais toujours sous le regard d’un adulte. Pour les plus âgés, d’autres limitations pourraient encore s’ajouter.
Les experts souhaitent aussi que des plateformes comme Facebook, Instagram ou TikTok démontrent, avant d’ouvrir l’accès aux jeunes utilisateurs, que leurs services ne présentent aucun risque pour eux. Une exigence qui ferait peser davantage de responsabilités sur les entreprises du numérique.
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a indiqué que ce rapport allait désormais être examiné par l’exécutif européen. Si cette orientation est retenue, un projet de loi pourrait voir le jour après l’été. Il lui faudra ensuite l’aval du Parlement européen et des États membres avant de pouvoir s’appliquer dans l’ensemble de l’Union.
L’Europe n’est pas la seule à se pencher sur ce sujet. Le Royaume-Uni et l’Australie ont déjà mis en place, ou s’apprêtent à le faire, des mesures allant dans le même sens.
Dans le même temps, les grandes plateformes restent sous la surveillance des autorités du continent. La semaine dernière, Bruxelles a estimé, à l’issue d’une enquête préliminaire, que Meta pourrait avoir enfreint le Digital Services Act (DSA).
Selon la Commission, la conception de ses réseaux sociaux pourrait favoriser une utilisation excessive chez les plus jeunes. Plus tôt cette année, TikTok avait déjà fait l’objet de conclusions similaires.






